Mort de 24 dialysés (ndlr: selon la ministre de la santé de l’époque, Adjobi Christine), insuffisance de médicaments pour 104 insuffisants rénaux du centre d’hémodialyse, (…). C’est la triste réalité vécue par de nombreux Ivoiriens, du sud au nord, de l’ouest à l’est, pendant la crise postélectorale de 2010-2011 et qui, selon les chiffres officiels, a fait 3000 morts. Beaucoup de survivants se souviennent, quinze ans après. La décision prise par l’union européenne avait fait plus de mal aux populations dans toutes leurs composantes qu’aux personnes visées. Plus de médicament dans les officines. Ce qui avait eu pour conséquence des morts massifs dans les hôpitaux aussi bien publics que privés. Les professionnels de la santé en Côte d’Ivoire avaient menacé de poursuivre l’OMS et l’UE devant les juridictions compétentes pour »crime contre l’humanité ». Où en sommes nous aujourd’hui? A l’époque, Mgr Jean-Pierre Kutwa demandait tout un chacun au respect de la vie. « Au nom du droit à la santé, je demande à ce que l’Union européenne (UE) lève l’embargo sur les médicaments», avait appelé l’archevêque d’Abidjan. Mais rien n’y fi.
A.Kouakou