Côte d’Ivoire-Dabou-Débrimou-Atelier de réflexion et de formation de l’attiéké-« Vincent Lohoues (ministre-gouverneur, parrain) aux productrices : « Faites du manioc un produit agricole aussi important que l’hévéa, le cacao, le café, le palmier à huile »

« Renforcer les capacités des femmes à produire l’attiéké de bonne qualité pour le bonheur du Lebutu et de tous les consommateurs de cet aliment qui s’impose sur toutes les tables », a déclaré en substance le président de l’Agence de Développement de la Filière Manioc (ADFMA)par ailleurs président du comité d’organisation, Yedo Kévin pour parler de l’atelier de formation et de sensibilisation des productrices d’attiéké qui s’est tenu du mardi 25 au vendredi 28 novembre 2025 à Débrimou, commune de Dabou, dans le district des Lagunes. A l’ouverture, le ministre-gouverneur du district des Lagunes, Vincent Lohoues Essoh, parrain de la cérémonie, a félicité l’Union des organisations des productrices d’attiéké de Dabou (UOPAD) et ses partenaires : ADFMA, Bati-fort, Partiner Immo, Celpaid SA pour l’initiation de cet atelier de formation et de sensibilisation des productrices d’attiéké. « L’UOPAD nous invite à échanger sur la possibilité d’harmoniser le process de production de l’attiéké selon les techniques ancestrales pour un développement durable. Cette Ong ambitionne de faire du manioc, sans être une culture de rampe, un produit agricole aussi important que l’hévéa, le cacao, le café, le palmier à huile », a-t-il souligné. Il a par ailleurs rappelé que l’attiéké étant devenu un aliment de consommation national avec l’avènement du « Garba », cela impose une variée nutritionnelle diversement qualifiée de bon et de moins bon. D’où la mise en place d’un référentiel de qualité pour encadrer la dimension nationale de l’attiéké tout en sauvegardant et préservant l’identité locale en vue d’intégrer la filière attiéké aux politiques nationales agricole. Le ministre-gouverneur a indiqué la nécessité d’harmoniser le process d’attiéké en se fondant sur les techniques traditionnelles irrités de nos ancêtres. « L’inscription de l’attiéké au patrimoine culturel de l’humanité au siège de l’UNESCO doté désormais d’une labélisation d’une marque déposée « attiéké des Lagunes » constitue une opportunité de vitrine mondiale. Cette inscription au patrimoine de l’UNESCO implique le renforcement de l’identité culturelle et la consolidation du tissu social autour de cet aliment fédérateur », a rappelé le parrain. Vincent Lohoues a souligné que l’UOPAD contribuera à apporter une valeur ajoutée significative en favorisant l’amélioration des revenus et le cadre de vie de ces différents acteurs de la chaine de manioc, à sortir de la fabrication de l’attiéké du stade de subsistance en vue de la rendre performante et lutter contre l’insécurité alimentaire en insérant dans le tissu agro-industriel. Il a également demandé un accompagnement des acteurs dans la filière dans la création des mini complexes agro-industriels, garantissant de nombreux emplois au profit des femmes et les jeunes du monde rural. Afin, le parrain s’est engagé à livrer dans les semaines avenirs, une usine complète aux femmes de Débrimou dans le cadre de leur activité d’attiéké. Pour la présidente de l’union des femmes productrices d’attiéké de Dabou, les travaux de réflexion sur l’attiéké permettront d’aider à la production d’un attiéké de qualité dans l’intérêt des consommateurs. L’UOPAD étant constituée d’organisations professionnelles de filière manioc du département de Dabou, elle s’est donnée pour ambitions d’améliorer de manière significative, les conditions de vie et de travail de l’ensemble de ses membres et d’aider à la fixation des prix du manioc et de ses dérivés sur le marché local, national et international ; de participer à la réduction de l’exode rurale des jeunes dans le département. D’où la professionnalisation de ce secteur par la création d’emploi stable et durable. « Vu les difficultés des tâches afférentes à la production de l’attiéké, l’UOPAD souhaiterait avec l’appui des autorités locales, du gouvernement ivoirien, des bailleurs de fonds et des banques locales, disposer de micro complexe agro-industriel pour organisation dans chaque village pour une production contrôlée face aux changements climatiques. Avec la rareté des terres cultivables, l’indisponibilité des semences, et des entrants, les femmes productrices d’attiéké que nous sommes, sollicitons le soutien des autorités et des chefs de villages du Lebutu », a conclu la présidente Mme Franckline Akpess. Elle a remercié les autorités administratives (le Sous-préfet, le parrain, le maire Yédé Niangne Jean Claude,…) et coutumières avec à leur tête le chef de village de Débrimou, Gnamba Hilaire. Il y a quelques mois, le ministre-gouverneur avait offert des tricycles, des broyeuses, des griseurs (…) à des associations du district y compris des associations de l’UOPAD. Quant au directeur général de Bati-fort, Essoh Paul, c’est une fierté pour sa structure d’accompagner l’UOPAD. Cet atelier est la confirmation que l’attiéké est une matière première de la région et un aliment national. « Nous voulons amener les femmes à moderniser ce secteur, à faire valoir cette culture pour promouvoir la culture Ivoirienne au travers de la gastronomie », a fait remarquer le partenaire. Outre le parrain, le sous-préfet, le chef de village e de Débrimou et sa notabilité, des structures partenaires, de très nombreuses femmes sont présentes à cet atelier. Au terme de la cérémonie d’ouverture, les participants ont dégusté du lait caillé à base de manioc, des chips, de l’attiéké et bien d’autres aliments, tous à base de manioc. L’atelier s’achève le vendredi 28 novembre 2025.

K.S

 

 

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