Côte d’Ivoire-Grand-Bassam-Foncier-Une famille dénonce l’occupation illégale de son site par une autorité en dépit de…

La famille Samandjé de Koffi Niangara dénonce un abus dans l’affaire de l’occupation illégale de sa parcelle dans le lotissement de la « cité flamboyant ». Face à ce qu’elle considère comme une injustice, elle a décidé de se rependre dans la presse. C’était le mercredi 14 août 2025, face aux journalistes, à Cocody-Deux-Plateaux. A cet effet, le représentant de la famille, Aké Frédéric, a rappelé que le conflit qui oppose la famille Samandjè Koffi de Niangara aux occupants illégaux d’une parcelle 154 ha 52 a 22 Ca, situé à Grand-Bassam remonte à 2015. « Nous avons signé un contrat de lotissement en 2015 avec une entreprise pour un projet de lotissement portant sur une parcelle de 154 ha 52 a 22 ca. Ce lotissement était dénommé “Cité Flamboyant”. Le projet avait été engagé et approuvé par arrêté n°15-0054/MCLAU§DGUF/DU/SDAF du 15 mars 2015. Contre toute attente, le lotissement sera annulé le 23 avril 2015 par le ministère de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’urbanisme par arrêté n°15 0001/MCLAU§DGUF/DU/SDAF. C’est donc dans la recherche d’une solution et de moyens pour la reprise du lotissement de la parcelle, nous constatons que des personnes s’installaient sur le site et ce, sans notre autorisation », explique-t-il. Le porte-parole de la famille Samandjè explique qu’après renseignement, ils (les membres de la familles) ont été surpris de constater que toutes les personnes qui s’étaient installées ou commençaient à occuper le site, le faisaient avec la caution du roi de Moossou, Nanan Kanga Assoumou. « Le roi de Moossou savait bien que le lotissement avait été annulé et que cette parcelle est bel et bien la propriété de la famille Samandjè », s’indigne le représentant de la famille. Il explique qu’en 2016, la famille avait saisi la justice dans le cas de ce litige portant sur les occupants dits illégaux. « En 2018, le rapport du commissaire de justice commis attestait de la présence d’une seule maison habitée sur la parcelle », rappelle-t-il.

 

Défiance ou abas d’autorité

 

Dans la suite judiciaire de ce litige relativement à l’action en justice de la famille, une grosse sera délivrée en juin 2022 par le Tribunal. Laquelle n’a fait l’objet d’aucun recours (non-pourvoi en cassation, non-appel, non-opposition). Ce qui ordonnait le déguerpissement des occupants. Malgré cela, s’insurge le conférencier, « certaines personnes continuent d’occuper illégalement la parcelle litigieuse. Pis, certains travaux de construction se poursuivent comme si de rien n’était », s’indigne-t-il. Il révèle que parmi les occupants illégaux figure la préfète de Grand-Bassam, Sidibé Nassou. « La représentante du chef de l’Etat devait faire preuve d’exemplarité en faisant respecter les décisions de justice, parce que nul n’est au-dessus de la loi. Elle devrait veiller au strict respect de la légalité. Malheureusement, déplore-t-il, « le chantier de la personnalité dénoncée se poursuit et est surveillé par des agents de la gendarmerie nationale. Je trouve paradoxal qu’une préfète, représentante de l’administration, puisse agir ainsi. Son comportement s’apparente à une défiance envers l’Etat et ses institutions ; cette façon d’agir pourrait créer une incohérence dans l’application des règles. Son attitude en conflit avec la loi, qu’elle est censée faire respecter, est une situation gênante qui peut avoir des conséquences négatives sur l’ordre public et la confiance que les citoyens ont dans l’Etat », se désole-t-il. Toute chose qui suscite des interrogations. Cette fonctionnaire de l’Etat bénéficierait-elle du soutien d’autres autorités ? Qui encouragerait la préfète à poursuivre la construction de son immeuble (R+3) malgré la légalité de la décision judiciaire ? La question reste posée.

Pour l’équilibre de l’information, nous nous attelons à avoir et à publier la version des personnes mises en cause.

Affaire à suivre !

A.K

 

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