A l’ouverture cet atelier relatif aux travaux de réflexion sur l’attiéké, que recherchez-vous en tant que partenaire ?
C’est une fierté de toujours être aux côtés de ADFMA et de l’UOPAD ; de participer au développement d’une région dont je suis issu est pour moi une fierté. Cet atelier est la confirmation que l’attiéké est une matière première de ma région, un aliment national. Nous voulons amener les femmes à moderniser ce secteur, à organiser ce secteur. Faire valoir cette culture pour promouvoir la culture Ivoirienne au travers de la gastronomie.
Que comptez-vous faire pour qu’il y ait une production abondante d’attiéké avec l’UOPAD?
Ce que vous soulignez est important. Il y’a encore une insuffisance de production au niveau national. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’accompagner les femmes à trouver la mécanisation du secteur, à faire des recherches pour multiplier la production et produire abondamment au niveau national de sorte à exporter l’attiéké.
Les femmes ont fait une doléance qui est d’avoir des terres cultivables pour faire des champs de manioc pour produire de l’attiéké. Comptez-vous mener prochainement, des démarches auprès des chefs de villages, des chefs de terres afin que les femmes aient des terres pour le manioc et produire l’attiéké?
La base de l’attiéké ou du manioc, c’est la terre. On ne peut rien entreprendre sans la terre. La société Bati-fort que je dirige se met aux côtés du comité de réflexion pour négocier des terres à travers tout le pays. Nous nous associations à l’ADFMA pour demander aux chefs de villages de Côte d’Ivoire de mettre à la disposition des femmes, des terres cultivables pour le manioc.
Parmi les productrices d’attiéké, on note plus de femmes, très peu sinon de rare jeunes filles. Echangez-vous avec ces femmes dans le cadre de la relève par les jeunes filles?
C’est l’importance de cet atelier. Nous voulons donner l’occasion aux jeunes filles d’être formés, d’avoir un changement de mentalité pour prendre la relève. Les femmes tracent le chemin certes, il faut que la nouvelle génération puisse suivre et conserver les acquis. D’où l’importance cet atelier. Nous invitons les jeunes filles présentes à cet atelier à s’impliquer, à se former.
S.A.S