La mendicité a pris une véritable ampleur dans de nombreuses grandes villes subsahariennes. C’est chaque jour qu’on découvre dans les coins de rues, aux abords des grandes voies des capitales, des personnes âgées, des femmes, des enfants, des personnes en situation d’handicap (…) tendre la main. Certains, assis à des carrefours, parfois des enfants à leur côté, mendient. En dépit des lois interdisant la mendicité comme profession. Plusieurs grandes villes d’Afrique subsaharienne vivent ce phénomène dont le Niger s’illustre comme le premier pays d’exportateur de la mendicité transfrontalière en Afrique subsaharienne (Dakar (Sénégal), Abidjan (Côte d’Ivoire), Bamako (Mali) ou Accra (Ghana). Pour freiner ce phénomène honteux, les autorités des états de l’AES ont durci les mesures existantes.
Burkina Faso : la mendicité de profession désormais sanctionnée par la loi
Désormais, la mendicité exercée de manière habituelle à titre d’activité professionnelle au Burkina Faso est considérée comme une infraction. Les personnes concernées s’exposent aux sanctions prévues par la législation. Plusieurs autres sanctions sont prises dans le cadre du nouveau code pénal présenté au Parlement Burkinabé. Entre autre, la peine de mort, abolie lors de la précédente réforme en 2018. Elle vise notamment le terrorisme, la trahison, l’espionnage, l’assassinat et le meurtre aggravé. L’homosexualité et les pratiques assimilées y sont aussi exposées lorsqu’elles ont entraîné la mort, tout comme l’enlèvement de mineur suivi du décès de la victime.
Une femme condamnée n’est exécutée qu’après délivrance d’un certificat de non-grossesse, et après son accouchement si elle est enceinte.
La réforme durcit aussi la lutte contre la corruption, les pratiques homosexuelles, la zoophilie et la polyandrie, les délits de presse qui font l’apologie du terrorisme. Enfin, la peine d’emprisonnement à temps est désormais limitée à trente ans, et la prison à vie est instituée pour le crime d’agression.
Au Niger, les contrevenants contraint de regagner leurs localités d’origine
Les sanctions pénales contre la mendicité ont été renforcées. L’emprisonnement de 6 mois à 1 an et/ou une amende comprise entre 100 000 et 500 000 FCFA accompagnée d’une interdiction de séjour. L’exploitation de la mendicité d’enfants entraine un emprisonnement de 5 à 10 ans. Une décision du gouvernorat interdit la mendicité dans les rues de la capitale, prévoyant des travaux d’intérêt général pour les contrevenants qui ne respectent pas l’ordre de regagner leurs localités d’origine
Des peines allant à 5 ans de prison au Mali
La mendicité et son exploitation sont formellement interdites et réprimées par le Code pénal malien, qui prévoit des peines d’emprisonnement allant de 15 jours à 5 ans selon la gravité de l’infraction. Les sanctions : Le fait pour une personne valide de mendier sur la voie publique est considéré comme un délit d’emprisonnement de 6 mois ferme. Les peines s’alourdissent considérablement si l’acte de mendicité s’accompagne d’autres infractions.
SKA


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