(Côte d’Ivoire) -Dabou-Mme Franckline Apkess (Pdte de l’UOPAD): » Nous produisons environ vingt (20) tonnes d’attiéké par semaine »
Combien de membres compte votre union dénommée Union des Organisations des Productrices d’Attiéké de Dabou (UOPAD) ?
Nous sommes plus de cent cinquante femmes. Nous avons bénéficié du soutien de l’ADFMA et de ses partenaires. Grâce à la qualité de l’attiéké que nous produisons au sein de notre union, UOPAD, nous faisons la fierté de la Côte d’Ivoire. Notre union peut nous amener à réaliser notre rêve.
Combien de tonnes d’attiéké produisez-vous ?
Nous produisons environ vingt (20) tonnes d’attiéké par semaine.
Un appel aux jeunes filles pour une continuité de la production d’attiéké?
Nous avons au sein de l’union des jeunes filles, capables d’assurer la relève. Dès l’âge de 9 ans, la petite fille Adjoukrou est initiée à la production de l’attiéké. A cet âge, elle sait décortiquer le manioc. C’est important qu’à cet âge, on aide sa génitrice. La jeunesse de quinze à quarante ans, est sollicitée au sein de l’UOPAD. Je tiens à rappeler que nous sommes accompagnés dans ce que nous faisons par une structure d’assurance. Pour vous dire qu’en faisant le travail du manioc, on bénéficie en ce qui concerne les membres de l’UOPAD, d’une assurance, d’un appui bancaire.
Au regard de tout ce que vous dites, peut-on croire que la production de l’attiéké avec les dispositions mises en place par l’UOPAD, peut nourrir son homme ?
Oui. Pourquoi pas. C’est grâce à la vente de l’attiéké que la femme Adjoukrou parvient à soutenir son homme, à s’occuper de sa petite famille. C’est avec l’argent tiré de l’attiéké que les femmes Adjoukrou scolarise leurs progénitures. L’attiéké nourrit toute la Côte d’Ivoire voire au-delà du pays.
S.S.A





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