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Gagnoa (Côte d’Ivoire)-Orphelinat Emmanuel de Gagnoa-Une structure en grave difficulté

La fondation « Gnali Ganon Joséphine » au secours de l’orphelinat Emmanuel de Gagnoa. C’était récemment. Le représentant de la fondation, les bras chargés de vivres et de non-vivres a rendu visite à l’orphelinat Emmanuel, dans la capitale du Goh, situé au quartier ‘’Soleil’’. Des vivres et non-vivres, voilà les dons offerts par Alain Zokou, représentant de la fondation Gnali Ganon Joséphine dont le président, Dago Dago Rodolphe. Sur les visages des pensionnaires, apparaissait une joie à la vue des vivres et non vivres. Une fois installés, le directeur demande que ses ‘’enfants’’ entament deux chants pour marquer leur joie à la suite de la présence du représentant du donateur. Des cantiques bibliques, des prières chrétiennes pour commencer la cérémonie. Le donateur, représentant du président de la fondation, révèle les raisons de sa présence et le contenu des dons apportés. Ce sont: deux gros sacs d’habits, un sac de chaussures, 4 sacs de riz de 22,5 kilogrammes chacun, des bidons d’huile, des produits laitiers, un carton de spaghettis, des brosses à dents, des pattes dentifrices, des paquets de cube Maggi, des boites de tomates, de Blue band, sucre, savons, (…). « Le président de la fondateur « Gnali Ganon Joséphine », Dago Dago Rodolphe, a perdu sa génitrice quand il est entré dans la vie active. Vu que sa mère était portée vers le social, il a décidé de poursuivre l’action de sa génitrice. Je suis là pour faire parler notre cœur. Nous avons trouvé utile de venir faire ces dons afin de venir en aide aux orphelins de cette structure. La fondation Gnali Ganon Joséphine s’est souvenue de cet orphelinat et a trouvé nécessaire de venir pour y faire des dons. Un orphelinat que beaucoup de personnes en Côte d’Ivoire connaissent peu », a déclaré le représentant de la fondation en Côte d’Ivoire, Alain Zokou. Bien que ce soit la première fois qu’un tel geste soit fait à l’endroit des enfants de l’orphelinat Emmanuel de Gagnoa, Alain Zokou a rassuré le directeur et les pensionnaires que d’autres dons suivront. Visiblement heureux, les pensionnaires ont accueilli ses dons avec des applaudissements et des cantiques religieux. Le directeur de l’orphelinat, Séri Job Armand Christ, a remercié la fondation Gnali Ganon Joséphine, son président, Dago Dago Rodolphe, son représentant pour ce geste qui donne l’espoir. « C’est vous qui faites la force de cette structure. Nous fonctionnons en fonction de ce que nous recevons. Ce geste montre votre amour pour les autres, pour les orphelins. Merci ! »,a conclu le directeur.
Pour Mlle Sibailly Marie-Ange, étudiante à l’HEC-AB de Yamoussoukro le manque de moyen met en mal sa rentrée. « C’est compliqué. Ce n’est pas facile pour l’orphelinat Emmanuel de réunir l’argent pour les étudiants que nous sommes. Nous sommes les tous premiers élèves bacheliers de l’orphelinat. Ce qui gonfle les charges des encadreurs. Si nous sommes scolarisés, c’est grâce aux donateurs extérieur qui soutiennent l’orphelinat. Aujourd’hui, je suis dans une grande école. Mon inscription tout comme ceux des trois autres qui ont été réussi au Bac et qui ont été orienté dans des grandes écoles revient très chère à la direction de l’orphelinat. Si rien n’est fait, nous n’irons pas à l’école, par manque de moyen. J’en appelle aux personnes de bonnes volontés afin qu’elles nous soutiennent », plaide Mlle Sibailly Marie-Ange, pensionnaire de l’orphelinat depuis 2013. Elle explique que la vie à l’orphelinat est agréable. « On est à l’aise. On ne sent pas avoir perdu des parents. Vu qu’il ya des parents qui sont à nos petits soins, qui nous entourent de l’affection parentale. Ils nous permettent d’oublier ce que nous avons vécu comme difficulté», souligne la demoiselle. Elle poursuit pour dire que l’orphelinat est un lieu de refuge pour les enfants orphelins. Mais à un certain âge, c’est difficile vu que l’orphelin grandi. A l’école, certains camarades veulent savoir où ils habitent. « Et quand tu réponds habiter à l’orphelinat, tu es vu d’un autre œil, autrement. On est habitué à ces réactions. Il arrive de raconter le passé à celui qui se montre curieux. On raconte notre vie passée. C’est ce que nous sommes.… », témoigne l’étudiante. Interrogée sur son passé, elle révèle avoir fait son enfance à l’orphelinat. « Je suis rentré ici quand j’avais 10 ans. J’en ai aujourd’hui vingt ans. Ce n’est pas facile pour une structure privée, de gérer une soixantaine d’enfants. Nous venons d’horizons divers. D’autres sont venus ici par le biais de la police. Chaque enfant vient avec son comportement. Ce qui n’est vraiment pas facile pour les encadreurs. Pour la rentrée scolaire et universitaire 2025-2026, l’orphelinat a besoin d’un budget colossal. Car, il y a dorénavant des étudiants à scolariser. Que toutes les bonnes volontés apportent un verre d’eau à l’orphelinat qui en a vraiment besoin », lance Mlle Sibailly. L’appel de l’étudiante est réitéré par Thierry Ouraga, également pensionnaire depuis 13 ans à l’orphelinat Emmanuel et affecté dans une grande école à Daoukro après son admission au Bac 2025. « Je n’ai encore pas fait mon inscription faute d’argent. Nous sommes trois qui avons été reçu au Bac 2025. Les frais de scolarités sont exorbitants pour l’orphelinat. Nous sommes en situation difficile», plaide Thierry Ouraga. Les charges, l’éducation des pensionnaires, Mme Monique Ouédraogo, responsable de la cantine depuis 14 ans, soutient mordicus que cela pèse sur les encadreurs. Ouvert officiellement en 2013, l’orphelinat Emmanuel de Gagnoa ne reçoit aucune subvention de l’état ivoirien. Il a un effectif de 65 pensionnaires, cinq bâtiments et souffre du manque de moyens financiers.

K.S

Mariage_Assemian
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