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Jacqueville (Côte d’Ivoire) -lepays225.net-Mercredi 15 juillet 2026- Une menace silencieuse de la déforestation et de la montée des eaux à l’horizon

Quand intervient les pluies diluviennes dans la capitale économique Ivoirienne, plusieurs quartiers des communes d’Abidjan se retrouvent sous les eaux ou subissent les effets néfastes de la pluie. Des morts, des disparus, des dégâts importants, des axes routiers deviennent impraticables, etc. ‎ ‎Derrière les catastrophes se cachent des décennies de dégradation de l’environnement, d’urbanisation peu maîtrisée et de destruction des écosystèmes. ‎ ‎À quelques dizaines de kilomètres d’Abidjan, la ville de Jacqueville et les villages à l’entoure observent cette évolution avec inquiétude. Coincée entre l’océan Atlantique au sud et la lagune Ébrié au nord, la zone côtière de Jacqueville constitue l’un des territoires les plus sensibles aux effets combinés du changement climatique et des activités humaines. ‎ ‎Au fil des années, les espaces forestiers et les mangroves ont progressivement reculé sous l’effet de la déforestation, de l’extension des zones d’habitation, de l’exploitation du bois, de certaines activités agricoles et de l’extraction de sable. Jacqueville étant dans le « grand Abidjan ». ‎ ‎Pourtant, les écosystèmes jouent un rôle déterminant dans la régulation des eaux, la stabilisation des sols et la protection des côtes contre l’érosion. ‎ ‎Lorsque ces barrières naturelles disparaissent, les conséquences deviennent visibles, les berges se dégradent et les populations sont davantage exposées aux inondations. ‎ ‎Les récentes inondations intervenues dans plusieurs villes du pays dépassent désormais le cadre d’un phénomène saisonnier. Ils mettent en lumière les limites de l’aménagement urbain, l’occupation de zones naturellement inondables, l’insuffisance de certains ouvrages de drainage et les effets de l’imperméabilisation croissante des sols.

‎ ‎Face à ces risques, besoin de trouver des stratégies préventives et de gestion des urgences. Elles supposent une politique à long terme fondée sur la protection des forêts, la restauration des mangroves, une meilleure planification des constructions, le contrôle des activités d’extraction de sable et une gestion plus efficace des déchets. ‎La sensibilisation des populations, le respect des règles d’urbanisme et la valorisation des solutions fondées sur la nature constituent des leviers majeurs pour renforcer la résilience des territoires. ‎ ‎Les inondations qui frappent régulièrement Abidjan rappellent une évidence : lorsque les écosystèmes sont fragilisés, les catastrophes naturelles deviennent plus destructrices. ‎ ‎Pour Jacqueville et les villages environnants, le temps de la prévention est un impératif. Restaurer les équilibres naturels, encadrer les activités humaines et intégrer les risques environnementaux dans les décisions d’aménagement constituent les conditions d’un développement durable et d’une meilleure protection des populations. ‎

‎Stéphane Loboué

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