Menaces, injustice. Ce sont entre autres griefs portées contre le centre national de recherche agronomique (CNRA) par les acquéreurs de terrain à la forêt déclassée d’Abouabou. Lors de la conférence de presse donnée le samedi 30 août 2025 sur le site, en présence de nombreux acquéreurs de la forêt déclassée d’Abouabou, le président du collectif des acquéreurs, Akoua Benoît a indiqué que ce sont environs 5000 acquéreurs qui sont concernés par le litige avec le CNRA. Il a affirmé que le CNRA empêche les acquéreurs d’accéder à leurs terrains sur la parcelle dite « forêt déclassée d’Abouabou », sise à Port-Bouët. Pourtant, précise le président du collectif des acquéreurs, « nous détenons des Arrêtés de Concession Définitive (ACD) délivrés par le ministre de la Construction, du Logement et de l(Urbanisme (MCLU) ». Akoua Benoît a révélé que le collectif des chefs des cinq villages Atchan ( Anan, Akoue Agban, Bregbo, Petit Bassam et Abouabou), abritant la parcelle dite « forêt déclassée d’Abouabou » a produit un document qui dénote que le site n’est pas la propriété du CNRA. Une partie du site abrite les plantations de cocotiers, plantés parla société IRHO devenue CNRA. « Les plans de lotissement ont été approuvés pour chacun des 5 villages par le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. A la requête du CNRA, le pouvoir judiciaire a confirmé les droits des villageois, déboutant le CNRA de ses prétentions à la propriété du site, comme l’atteste la grosse du 26août 2019. Dans une lettre au président de la République, en date de 2019, le collectif des chefs des cinq villages, propriétaires du site de la « forêt déclassée d’Abouabou » sollicitait l’intervention du président Ouattara pour la libération définitive des terres appelées « forêt déclassée d’Abouabou » des mains du CNRA dont une partie faite l’objet de litige. » Les acquéreurs que nous sommes, demandons à accéder à nos terrains, la libération par le CNRA des terrains, l’arrêt du CNRA de toute action de sabotage et d’empêchement d’accès aux lots et ilots« , plaide le président du collectif des acquéreurs. Il ajoute que les acquéreurs , depuis l’acquisition de leur ACD, paient tous leurs impôts. « Nous avons acquis nos lots mais nous ne pouvons pas accéder à nos terrains bien que nous ayons nos ACD. Le CNRA nous empêche d’accéder à nos terrains. Cette situation dure depuis plusieurs années. Nous demandons aux autorités de régler définitivement ce problème. Nous avons pris des prêts à la banque pour certains, d’autres sur fonds propre et nous avons besoin de construire », s’insurge dame Abouo, acquéreuse de terrain à Agban-Cocoteraie. Anoh Giscard est acquéreur sur le site de Bregbo cocoteraie 2. Tout comme dame Abouo, il ne peut pas avoir accès à son terrain. « Depuis 2021, nous sommes en possession de nos ACD. Bien que nous soyons en règle, nous sommes menacés. Des personnes disent agir au nom du CNRA, nous empêchent de faire quelque chose sur les terrains que nous avons acquis. Raison évoquée, le site serait la propriété de CNRA. Pourtant, la justice a débouté le CNRA. Malgré ça, le CNRA refuse de se plier à la décision de justice. Toutes les démarches menées par le collectif des acquéreurs sont jusque-là restées sans suite favorable. Que les autorités prennent ce problème à bras le corps afin que nous ayons accès à nos sites pour en faire ce que nous voulons ».
Nous avons joint un responsable de la cellule communication du DG du CNRA qui a promis nous revenir. Nous attendons !
S.A.S






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