Abidjan-(Côte d’Ivoire) -lepays225.net-Mardi 07 juillet 2026-Pluies diluviennes, routes dégradées et spéculation-Les raisons de la flambée des prix
« On ne peut plus rien acheter. Chaque jour, les prix des denrées de premières nécessités augmentent sur le marché. Le sac de riz importé « maman » de 25 kilogrammes (ndlr : environ 1,6 million de tonnes de riz annuellement) est passé de 12 700 F à 14 000F. « Rizière » vendu à 14 000 F le sac de 25 kg est désormais à 15 000 F. Le carton de poissons carpe, vendu à 10 500 F est sur le marché d’Abobo à 12 000 F. Quant au litre d’huile de table, il varie selon les boutiques du quartier d’Abobo. 1 200 F dans certaines boutiques contre 1 300 F dans d’autres », déplore A. Florence, ménagère résident à Abobo Agbekoi.
Les produits vivriers ne sont pas en reste. Dame Affoué, commerçante de vivrier depuis une vingtaine d’années dans la localité de Hiré, explique la hausse des prix des produits vivriers par plusieurs raisons. « Certaines denrées sont saisonnières. Les plus diluviennes ne favorisent pas une bonne récolte. Autre raison, les pluies diluviennes enregistrées partout dans le pays depuis plusieurs semaines ont provoqué la dégradation des routes au point où certaines pistes rurales sont devenues quasi inaccessibles voire impraticables pour les camions de transport de produits vivriers. Conséquence de cette situation, la cherté de certains produits vivriers comme le manioc, la banane, le piment, l’aubergine », souligne-t-elle. Pour cette autre dame qui a voulu garder l’anonymat, les contrôleurs des prix du ministère du commerce doivent pleinement jouer leur rôle. Elle affirme que lorsqu’ils sillonnent les quartiers pour effectuer des contrôles dans les boutiques, les commerçants se réservent d’augmenter les coûts. « Les contrôleurs doivent effectuer des visites surprises dans les supermarchés, les boutiques des quartiers afin de démasquer les commerçants indélicats. Chaque fois que les contrôleurs du ministère du Commerce arrêtent les contrôles, des commerçants véreux font grimper les prix de leurs marchandises. Ce qui a pour conséquence, des prix qui varient selon les boutiques des quartiers. On observe que le rasoir Bic est vendu à 150 F dans certaines boutiques contre 200 F dans d’autres », dénonce notre interlocutrice.
In Le Franc-Tireur


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