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Côte d’Ivoire (Abidjan)-Vendredi 26 juin 2026-lepays225.net-Presse-L’AJPPCI veut transmettre aux jeunes journalistes professionnels son expérience

L’Association des Journalistes du Printemps de la Presse de Côte d’Ivoire (AJPPCI) est née. Son lancement a été l’occasion pour Touré Vacaba, d’exhorter les jeunes professionnels des médias à se former. « Désormais unis au sein d’un collectif, nous venons proposer nos bras, notre expérience et notre vigilance pour l’avenir. Nous, journalistes de la génération 1990-1995, voulons transmettre aux plus jeunes notre expérience tout en veillant au respect de l’éthique face aux dérives, accompagner la transition numérique», a déclaré au nom des membres de l’AJPPCI, Touré Vacaba. Sur les motivations de la création de cette association, l’initiateur a relevé la nécessité d’accompagner la nouvelle génération de journalistes afin qu’ils n’utilisent pas trop l’intelligence artificielle mais à revenir au journalisme pur, professionnel et rigoureux. « La génération de journalistes du Printemps de la Presse de Côte d’Ivoire a écrit l’histoire de la presse libre en Côte d’Ivoire. Même à la retraite, il n’est pas question de les enterrer. Ils sont prêts pour apporter de leur expérience aux jeunes journalistes », a déclaré Touré Vacaba. Pour le représentant du ministère de la Communication, Méda Guillaume, les difficultés auxquelles est confronté la presse privée en Côte d’Ivoire sont liées à la baisse des ventes de journaux, les problèmes de distribution et la précarité de certains professionnels des médias, en particulier les anciens journalistes. Au nom de la présidente de l’UNJCI nouvelle élue, Claude Kipré a salué la naissance de cette association et plaidé auprès des anciens afin qu’ils se montrent disposés pour partager leur expérience au travers des formations que compte initier l’UNJCI. L’autre temps fort de la cérémonie a été les témoignages de quelques journalistes et directeur de publication de la génération 1990-1995. Nick Zeden, ancienne journaliste à La Voie, elle a insisté sur la nécessité des enquêtes journalistiques, la vérification de l’information, la restitution fidèle des faits. Elle a révélé qu’en 1991, rare sont les femmes qui exerçaient le métier de journaliste dans la presse privée. Pire, au service politique. « Il fallait écrire sur un sobriquet pour ne pas être pris dans les filets de la police », a-t-elle souligné tout en rendant hommage à son ancien patron, Raphaël Lakpé. Jean Baptiste Akrou, a salué le travail des journalistes de la presse privée de l’époque. Bien qu’exerçant dans le journal gouvernemental, celui qui deviendra Directeur général de Fraternité matin, a réaffirmé ses bons rapports avec des journalistes de l’opposition de l’époque. Comme à son habitude, il a insisté sur le professionnalisme, la vérification, l’équilibre de l’information. Raphaël Lakpé, anciennement patron de Nouvel Horizon puis de La Voie, a rappelé les difficultés des journalistes de la presse privée de l’époque de faire leur travail et de recevoir des invitations. Enfin, Georges Amani, directeur de publication de L’événement (1988) et Bonsoir (1991), il dit garder en soutenir un article de son journal retenu pour l’épreuve d’anglais au Bac. Plusieurs personnalités et journalistes de la génération 1990-1995 ont répondu présents à l’appel des organisateurs. Ce sont entre autres, le représentant de l’ANP, de la HACA. Les journalistes de la génération 90-95, Eugène Zadi; Gnahoua Zibrabi ; Ferro Bali ; George Kra Amani ; Sépé Honoré, Soulemane T. Senn, Koré Emmanuel, Camille Konan, (…).

L.S

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