Freetown (Liberia)-lepays225.net-Lundi 20 juillet 2026-69e sommet ordinaire de la Cedeao-Les Chefs d’Etat actent le projet stratégique du gazoduc africain atlantique
Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), en signant l’accord officiel relatif au Megaprojet de gazoduc qui devra relier le Nigéria au Maroc, la sous-région pose les bases d’un corridor économique majeur interconnectant l’Afrique de l’ouest, le Sahel, le Maghreb et l’Europe.
L’idée du projet avait été lancée en 2016 par le roi du Maroc Mohammed VI lors d’une visite à Abuja. Cette infrastructure d’un coût global estimé à 23 milliards d’euros (soit 15.000 milliards de Fcfa) et longue de 6.000 Km, le gazoduc Nigéria-Maroc (NMGP) doit traverser 13 pays africains sur la façade atlantique pour acheminer des milliards de mètres cubes de gaz nigérian jusqu’au royaume chérifien, où il sera connecté au Gazoduc Maghreb Europe (GME).
Le président en exercice de la CEDEAO, le Chef d’État Sierra-léonais, Julius Maada Bio, a interpellé les populations et les acteurs économiques de l’espace communautaire. « Nous avons signé l’accord relatif au gazoduc Afrique de l’ouest-Maroc. Ne soyez pas surpris lorsque le gaz arrivera chez vous », a-t-il déclaré dans un discours. Ce gazoduc « a pour ambition de relier les ressources gazières de l’Afrique de l’ouest aux principaux centres de consommation régionaux, tout en renforçant l’intégration des marchés énergétiques africains et en créant un nouveau corridor de développement reliant l’Afrique de l’ouest, les États du Sahel, le Royaume du Maroc et l’Europe », indique le communiqué commun de l’Office national des hydrocarbures et des mines du Maroc (ONHYM) et de la Nigerian national petroleum corporation (NNPC).
« Cette étape importante franchie à Freetown, intervient en amont des prochaines étapes de lancement, qui porteront notamment sur la création de la société de projet, ainsi que de l’autorité de gouvernance du gazoduc (Pipeline higher authority), dont le siège est prévu à Abuja, au Nigeria, avant la mobilisation des investisseurs et la préparation de la décision finale d’investissement », poursuit le communiqué.
Selon une source institutionnelle au sein de l’ONHYM, le calendrier prévisionnel fixe le démarrage effectif des travaux en 2028, avec en ligne de mire de premières livraisons commerciales de gaz projetées à l’horizon 2031.
Intervenant sur la portée globale de cette infrastructure transcontinentale, Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM, a réaffirmé les bénéfices structurants attendus pour les économies africaines. « Le Gazoduc africain atlantique contribuera durablement à renforcer la sécurité énergétique, à accélérer l’industrialisation, à soutenir la valorisation des ressources naturelles africaines et à promouvoir une prospérité partagée », a indiqué la Directrice générale de l’ONHYM.
Bosco de Paré


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