Côte d’Ivoire/INFPA/Les raisons de la grève des étudiants agriculteurs

L’entrée dans les écoles de l’INFPA se fait sur concours organisé par la fonction publique de Côte d’Ivoire. Certains y entrent avec un niveau BEPC, se sont les technicien agricole. D’autres avec le niveau BAC. Cette situation qui dure depuis plusieurs années est perçue par les étudiants comme ine injustice, une formation pour aller au chômage d’autant plus que moins de 5% des étudiants afin de formation sont intégrés après concours, à la Fonction Publique.
“Après trois ans de formation, alors que nous sommes entrée sur concours, pour notre intégration à la fonction publique, nous devons faire un autre concours pour être intégré à la fonction publique. Ce après admission. Le hic, sur plus de mille (1000) candidats qui frappent à la porte de la fonction publique, moins de 20 sont recrutés. C’est déplorable. Les autres, non admis sont abandonnés à leur propre sort. Nous disons que ce n’est pas normal pour un concours étatique. Malgré le plaidoyer des étudiants pour le retrait du concours d’intégration, comme ça été le cas avec les médecins, rien n’a changé. Nous sommes fatigués et disons non au concours d’intégration parce que le concours d’intégration crée un taux de chômage important des étudiants”, explique un étudiant. “Nous avons lancée depuis le 16 avril 2024 une grève pacifique pour réclamer l’intégration directe à la fonction publique. Si les autorités ne veulent pas nous intégrer à la fonction publique. A l’INFPA, les étudiants paient à l’inscription 280.000 F CFA pour les non boursiers et 160.000 F toute l’année pour la cantine (réfectoire). Pour ce qui est de la bourse, les étudiants boursiers perçoivent 108.000 F CFA, après la troisième année”, ajoute-il. Des examens partiel devaient se tenir à partir du 16 avril mais les étudiants des onze écoles de l’INFPA ont boycotté. Ils ont entamé une grève illimitée pour, disent-ils, jusqu’à la satisfaction de leur revendication. C’est à dire la suppression du concours d’intégration à la fonction publique. “Nous avons adressé des courriers dans différents ministères pour relater les difficultés que nous traversons mais personne ne veut nous écouter. Le développement de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture nous dit-on. Alors, pourquoi former des étudiants en agriculture et les laisser sur les carreaux. “, clament les étudiants et étudiantes. Le déclenchement de la grève s’est soldé avec l’arrestation d’une dizaine d’étudiants. Déférés à la Préfecture de Police sise à Adjamé, non loin de l’Université Abrogoua, ces étudiants, nous apprend-t-on, ont été libérés.
A.K

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